CLINS D’ŒIL A DAME NATURE

Éloge à toi, dame nature
A toi, à qui l’on inflige
Tant d’innombrables blessures
Que ça me donne le vertige

Que devient le jardin originel ?
Acceptons-nous ton esclavage ?
Peut-on le croire éternel ?
Allons-nous devenir plus sage ?

Véritable utopie de ce monde
Engoncé dans des habits trop petits
Pouvons-nous penser comme une blonde
Que tout peut nous être permis

Nous lorgnons vers un monde neuf
Mais évitons la fuite en avant
Avant de perdre notre bluff
Il faut respecter nos enfants

Nature, tu as piégé le vagabond
Qui cueillit des fruits défendus
Ce super tramp moribond
A la recherche des pas perdus

Arctique terre encore préservée
Va-t-on enfin te reconnaître
Maillon d’une harmonie amputée
Quel crime allons-nous commettre !!

Et porter comme un symbole
Ce gigantesque ours blanc
Là où le thermomètre s’affole
Pour le pauvre agonisant

Devant tant d’énergies partagées
Les larmes de l’océan
Tout comme des naufragés
Sur une île vierge d’antan

Vont venir violemment se briser
Sur les terres de fortune
Cette fois sans pouvoir accuser
Notre belle amie la lune

Faut-il que l’humain s’affole
Que le monde des vivants
Tous, nous deviendrons bénévoles
Pour éviter le triste moment

Où loin de nous faire grâce
Dame nature, exprimant sa force
Devant nos appétits voraces
Décidera d’avec nous le divorce

La nature dit toujours quelque chose
Sommes-nous donc tous devenus sourds ?
Mais souvent elle nous en impose
Est-ce un héritage trop lourd ?

Qui nous empêche de vivre avec elle
Et nous pousse à consommer
Alors, sommes-nous sans cervelle ?
Pouvons-nous enfin appeler

De nos vœux les magiques instants
Où nous courrions dans les jardins
Est-ce vraiment aberrant
De penser que c’était bien ?

Jamais nous ne devrions
Même une heure, une seconde
Juste entrevoir une démission
Il a besoin de nous le monde

Dame nature, un miracle t’a créée
Comme le dit l’ami Jacquard
Nous ne pouvons qu’être bouche bée
Devant cette œuvre digne des beaux-arts

Mais si nous ne voulons nous égarer
Ne pas perdre le lien qui nous unit
Nous devrons toujours nous rappeler
Que la nature, c’est la vie !
Saint-Nazaire 14 juillet 2012

Patrick Bazin

© 2017 patrick Bazin

Comments (10):

  1. Ledabe44

    7 janvier 2017 at 10:16

    Merci a Mr Abitbol pour la musique « Instrumental Poetic Slam « 

    Répondre
  2. Anne

    9 janvier 2017 at 6:24

    Très beau texte rempli de vérité!

    Répondre
    • Ledabe44

      9 janvier 2017 at 10:28

      Merci Anne !

      Répondre
  3. Vansteelandt

    9 janvier 2017 at 10:35

    Bien, le Pat ! C’est plus une ode à la nature… que je partage entièrement.

    Répondre
  4. henri castillon

    9 janvier 2017 at 2:20

    Très beau texte Patrick, au travers duquel la gravité et la beauté s’opposent à la cupidité ainsi qu’à l’inconséquence.

    Répondre
    • Ledabe44

      9 janvier 2017 at 4:00

      Merci beaucoup Henri , j’en ai fait d’autres et en ferais encore , même si c’est difficile de faire comprendre les dangers qui nous guettent , il ne faut pas baisser les bras et rabâcher sans relâche , peut être qu’un jour …

      Répondre
  5. Denigot Pascale

    9 janvier 2017 at 6:59

    Excellent, de la poésie et de la beauté dans la vérité, merci Pat. Non surtout ne pas baisser les bras, rien n’est permanent tout est continuellement en changement, en mouvement, le changement c’est nous tous ensemble et on va y arriver, il faut y croire

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  6. Ledabe44

    10 janvier 2017 at 1:03

    Merci Pascale , le changement il le faut le plus vite possible , j’entends encore Pierre Rabhi en conférence , et il a raison  » Nous sommes au bord de la falaise et nous allons encore faire un pas de plus « 

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  7. Pascale BRETON

    11 janvier 2017 at 11:36

    La Réalité sur notre Planète est de vivre en harmonie avec elle !
    Nous lui devons notre propre existence!
    Respectons donc ce qu’elle nous offre pour profiter du réel !
    Nous devons nous interdir la négligence !

    La Nature mérite toute notre attention avec un maximum de respect !
    Tout comme notre rapport à l’ Amour !
    La Vie est trop courte, juste un passage sur cette Terre , en restant discret!
    Mais n’oublions jamais le lever du Jour !

    Le changement est important pour nos générations suivantes !
    Soyons prêts à montrer le juste chemin !
    Aujourd’hui doit commencer l’initiation à la Vie scintillante !
    Avant que ne s’éteigne le Soleil de demain !

    Je te félicite Patrick pour tes Pensées Intimes et Transmises d’une si Belle Manière !!!

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    • Ledabe44

      12 janvier 2017 at 12:05

      Merci Pascale , très jolies rimes et une belle leçon…

      Répondre

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Inde du Sud -Kerala – Mars 2012

Nous étions quatre et sommes partis le jour de la catastrophe de Fukushima, notre but : voyage sac à dos, ne pas dépenser plus de 10 € /jour en moyenne, loger le plus possible chez l’habitant, aucune réservation, nous n’avions que 18 jours, alors nous n’avions pas une minute à perdre …

Notre voyage s’est déroulé en avion, puis bus , jeep dans la réserve du parc Periyar , tuk tuk , à pied , et même un peu …à dos d’éléphant .

Finalement nous avons été plutôt efficace dans cette aventure, notre périple : Saint-Nazaire /Pornic/Paris /New Delhi /Chennai /Mamallapuram/ Pondichéry/Thanjavur/ Madurai/Parc réserve de Periyar /Backwaters du Kerala / Allepey / Cochin puis traversée en avion d’ouest en est pour gagner du temps et rejoindre l’aéroport de Chennai / New Delhi /Paris et rentrer au bercail ….

Impressionnante Inde du sud , avec deux coups de cœur , le plus beau lever de soleil de ma vie , sur le lac Periyar , quarante minutes seul et sans un seul mot à regarder la brume se lever avec les cris des singes , oiseaux et autres animaux , avant l’arrivée du soleil .Et la belle ville de Pondichéry , ex comptoir Français en inde , au bord de la mer du Bengale .

Atmosphere Portuaire

Atmosphère Portuaire

Il est un endroit où le rythme de la vie est continu
Où le spectacle est toujours fort et intense
Vous en serez surpris, pour vous c’est l ‘inconnu
Pour moi y vivre est une récompense

Si vous aimez l’odeur des marées, qu’elle ne vous met pas la nausée
Que la vue de la tôle et de l’acier ne vous lasse pas
Pas plus que les bruits de la ferraille entrechoquée
Alors chaque port du monde tu apprécieras

Regarde cette belle et intense lumière
Admire et laisse ta pensée divaguer
Imagine combien de voyageurs sans bannière
De marins abandonnés, de paumés

Laissent flotter leurs souffles et leurs âmes
Sous ces cieux sombres et obscurs
Que dans ces ports, de véritables drames
Aient pu provoquer de tragiques blessures

L’aventure dit-on, est au bout du chemin
Ou plutôt, elle est toujours au bout du voyage
Sur les mers, chaque passager, chaque clandestin
Chaque vagabond cherche un autre accostage

Le port, c’est la rudesse et c’est l’âpreté
C’est nos mers maintes fois profanées, presque mortes
C’est aussi le symbole d’une vraie fraternité
Toutes ces histoires que les marins colportent

Combien de corsaires et de flibustiers
Y ont déversé des tonnes d’or et de trésors
Et l’image toujours présente de ces boucaniers
Revient à notre esprit, notre imaginaire retors

Il faudrait être inconscient, un peu succinct
Pour quitter trop vite ce monde à part
Oublier que ce qui nous a fait prendre ce chemin
Cette aventure, cette envie de départ

Ce n’est certainement pas le hasard
D’ailleurs le hasard existe t ‘il ?
Qui fait que nos pas nous dirigent, hagards
Vers le premier navire promettant l’aventure et l’exil

Respire toutes ces senteurs, ces épices
Comme ils te donnent l’envie de t’embarquer
Ces odeurs de cacao, de bois, annonciatrices
De pays lointains et d’îles courtisées

Les ports c’est aussi l’odeur de l’esclavage
Ces souvenirs anciens ancrés dans nos mémoires
Sûrement que l’on voudrait oublier cet héritage
La fortune de certains nous rappelle l’histoire

Au départ des ports, des pirates, des vauriens
Tout ce que la terre contenait de fripouilles
S’appropriant leurs âmes, leurs corps et leurs biens
Pour faire en sorte que l’esclave s’agenouille

Les ports ne sont pas édifiés
Pour une telle marchandise
Combien de fois a t ‘il fallut le répéter
Pour qu’enfin on soigne plus qu’on ne brutalise

Comme Marco Polo quittant la belle Venise
Pour découvrir de nouvelles routes, de nouveaux cieux
Comme bien des marins que la mer hypnotise
N’aient pas peur de ton choix audacieux

Laisse-toi porter par les vents aux Antilles
Du port à l’océan, navigue vers l’orient
Mais si jamais le jour où ta raison vacille
Avant que cette tempête ne te rende différent

Rentre au port, rejoints à nouveau ton berceau
Retrouve même l’origine de tes voyages
Imagine-toi à nouveau dans de somptueux vaisseaux
Merveilleux ! tout à coup tu retrouves ton courage …

Saint-Nazaire
7 Août 2016
Patrick Bazin